Le cheminement des plastiques

Suivre la pollution à travers les milieux humides du Canada

Cet été, Environnement et Changement climatique Canada a lancé un nouveau projet destiné à étudier les microplastiques dans les milieux humides du Ruisseau 53. Dirigée par Alex Jardine et la Dre Jennifer Provencher du Centre national de la recherche faunique, l’équipe y prélève de la terre, de l’eau, des grenouilles et des têtards afin de mieux comprendre comment la pollution par les microplastiques progresse dans ces fragiles écosystèmes.

Des milieux humides tels que ceux du Ruisseau 53 – avec leur végétation dense et leurs mares saisonnières – peuvent emprisonner des débris de plastique. Cette pollution peut affaiblir la santé générale de l’écosystème ou être ingérée par la faune locale. Cela fait du Ruisseau 53 un endroit idéal pour étudier les effets de ce problème environnemental croissant.

Outre ce site, la Dre Provencher et son équipe mènent un travail de recherche sur la pollution due aux plastiques dans tout le Canada. Leur travail couvre les régions arctiques, où ils étudient la pollution dans la glace, l’eau de mer et même le plancher océanique. Mais leur recherche ne s’arrête pas à ces régions – ils font aussi des recherches à l’échelle nationale dans des lacs, des milieux humides et d’autres écosystèmes d’eau douce.

Le projet du Ruisseau 53 fait partie d’une plus vaste initiative qui a commencé durant l’été 2024 avec une collecte de données dans plusieurs provinces, de l’Alberta à la Nouvelle-Écosse. L’équipe suit le cheminement des quantités et des types de plastiques trouvés, afin d’identifier d’où ils viennent et où ils s’accumulent. Ils étudient aussi comment la pollution due aux plastiques affecte les grenouilles – notamment en comparant les têtards et les grenouilles adultes pour voir si les plastiques consommés tôt dans leur vie perdurent au stade adulte.

Cette recherche se poursuivra à l’automne et reprendra l’année prochaine, ce qui fournira à l’équipe trois années complètes de données à analyser. Les résultats obtenus au Ruisseau 53 contribueront à une compréhension nationale de la pollution par les microplastiques. Qu’une recherche ayant un tel impact se déroule ici-même, à Hudson, est très stimulant.